2'200 calories d’ananas et d’angoisses : 5 conseils pour mieux manger !

Perdons du poids!

J’écris cet article en février et comme chaque année, la course contre la montre a déjà commencé. Régimes en tous genres et autres méthodes miracles pour “préparer son corps à la saison bikini” ne cessent d'apparaître sur mon fil d’actualité et dans les magazines. On nous parle de calories à tout va et de perte de poids. Et je crois que, plus que jamais, nous avons en effet, besoin de perdre du poids! Le poids de la culpabilité, de la mauvaise estime de soi, le poids du rejet, le poids de la peur de ne pas être à la hauteur, le poids des mots que l’on s’est infligé ou que l’on a reçu, le poids du jugement et le poids du perfectionnisme qui, ironiquement, nous bouffe de l’intérieur. La balance n’est pas le seul indicateur de légèreté et il est encore moins un indicateur de valeur. Perdons le poids qui nous pèse véritablement au quotidien. Et pour ça, j’ai envie de vous raconter mon histoires et vous partager 5 conseils pour adopter un régime qui nous rend enfin… heureux•euse!

Credit: google image

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2’200 calories d’ananas et d’angoisses

2’200 calories, c’est environ l’apport calorique journalier dont j’ai besoin pour bien fonctionner mais ça été aussi mon cauchemar ces 15 derniers mois. Non, je ne suis pas obèse ou même anorexique, mais mon assiette est bien l’un de mes premiers champs de bataille. Et si l’on en croit les statistiques, la guerre n’est apparemment pas seulement dans mon assiette, elle touche 3,5% de la population Suisse, jeunes, plus âgés, femmes et hommes, sans distinction.

Credit: Photo by Thought Catalog on Unsplash

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Pour ma part, dû à ma condition (je souffre d’une maladie incurable qui m’a été diagnostiquée il y a 6 ans), mon système nerveux a été endommagé et j’ai donc commencé à perdre le contrôle de mon corps. Le système nerveux, c’est ce qui régit le corps humain et transmet différentes informations au cerveau. Le mouvement, la sensation de satiété ou la sensation de faim, la douleur et encore bien d’autres choses, font partis des informations transmises au cerveau. Dans mon cas, ces informations sont la plupart du temps complètement erronées. Je souffre donc de spasmes (mouvements involontaires), de douleurs chroniques, d’une hyper sensibilité au toucher et j’ai dans la foulée, complètement perdue la sensation de faim. Je peux sans aucune difficulté ne pas manger pendant 2 semaines ou plus. Pire encore, j’ai tendance à avoir l’impression d’être vraiment remplie sans avoir même mangé quoi que ce soit. Tu sais ce sentiment que l’on a après un bon repas de Noël?! Lorsque l’on se jure que l’on ne mangera plus jamais de notre vie?! Et bien, c’est mon quotidien, le repas de Noël en moins. Chaque repas est un challenge et j’essaie de manger au moins deux fois par jour avec zéro appétit.

Quand je dis autour de moi que je n’ai pas de sensation de faim, la première chose que les gens me disent c’est à quel point je suis... eh bien, chanceuse! Chanceuse?! Vraiment?! J’ai eu longtemps un tube dans le nez (très très sexy ahah) qui m'alimentait pour combler mon apport calorique mais ça ne pas empêcher de souffrir de carences, de faiblesses et bien sûre de nausées. Aller au restaurant avec des amis est toujours quelque chose de difficile et à sensation de faim ou pas, je suis forcée de m’alimenter pour assurer que mon cerveau ainsi que le reste de mes organes reçoivent suffisamment d’apport pour fonctionner. J’ai eu des périodes où je ne pouvais m’alimenter que d’ananas et viandes séchés. Alors non, je ne considère pas ma perte d'appétit comme une bénédiction mais ce qui me rend vraiment perplexe, c’est cette relation conflictuelle que nous avons avec la nourriture. Je viens de tomber sur une une pub qui propose aux gens qui n’ont “pas le temps de manger”, de se nourrir de shake en bouteille préparé par leur soin. Donc des gens n’ont plus le temps pour assurer un de leurs besoins les plus basiques à leur survie et au lieu de se remettre en question en tant que société, sur le style de vie que l’on est en train de promouvoir, on leur vend des substitutions de repas en poudre?! A quel moment se nourrir n’est plus une priorité au point de dire que nous n’avons plus le temps pour cela?? Depuis quand la nourriture est elle devenue une malédiction moderne?? Depuis quand la nourriture est elle devenue uniquement “ce qui nous fait grossir”, “une perte de temps” ou « un mal nécessaire »? Et pourquoi notre alimentation devrait se résumer à une succession de régimes, tout aussi restrictifs les uns que les autres?!  

Le fameux tube sexy à souhait :’)

Le fameux tube sexy à souhait :’)

Une chose que manger uniquement de l’ananas séchés m’a appris, c’est que l’alimentation, c’est bien plus que tout ça! Mon régime alimentaire est constitué d’aliments qui m’apportent quelque chose physiquement, socialement et gustativement. Ma nourriture n’est pas juste grasse ou saine. Elle sent bon, elle est sucrée, amère ou salée. Elle est colorée, chaude ou froide. Elle est fondante, moelleuse ou croquante. Elle me nourrit, me donne de l’énergie et fait voyager mon palais. Elle est préparée avec soin ou encore avec des recettes secrètes et ancestrales. Et c’est tout ça, qui la rend meilleure, pas sa teneur en calories, ou les promesses minceur qui lui sont liée! Si Kylie Jenner et Jennifer Lopez partagent leurs régimes pour être plus mince ou plus tonique. À mon tours de vous partager le mien, un régime alimentaire pour cette fois-ci, être plus heureux•euses.


5 conseils pour mieux manger:

1. Bien manger, c’est manger des choses qui nous donnent envie.

Bien manger, c’est voir des couleurs, c’est sentir des odeurs, des textures et des saveurs. C’est prendre plaisir à manger ce que l’on mange.  

Credit: Photo by Monika Grabkowska on Unsplash

Credit: Photo by Monika Grabkowska on Unsplash

2. Bien manger, c’est partager.

Bien manger, c’est partager son repas entre amis ou en famille mais c’est surtout partager un moment de qualité avec ceux que l’on aime.

3. Bien manger, c’est manger sans scrupule.

La culpabilité n’est pas un ingrédient de choix pour nos petits plats ou notre bonheur. Faisons-nous plaisir, merde!

Credit: Photo by Alex Iby on Unsplash

Credit: Photo by Alex Iby on Unsplash

4. Bien manger, c’est écouter notre corps.

Ce qui m’a permis de continuer à manger, malgré la maladie, c’est d’écouter mon corps et savoir quoi manger et en quelle quantité. Je le sens lorsque je dois manger plus léger et quand je peux oser piquer dans la fondue. Notre corps parle, écoutons-le.

5. Bien manger, c’est nourrir son corps, pas ses émotions ou son ennui. 

Bien manger, c’est faire du bien à son corps. Ce n’est pas noyer son chagrin dans un pot de Nutella. Donnons à notre corps ce dont il a besoin et à notre âme ce dont elle a besoin.

 

Et toi, comment est-ce que tu manges; avec plaisir, culpabilité, angoisse, joie ?? Mais surtout, est-ce que tu as déjà goûté de l’ananas séché?? Fais-moi tout savoir dans les commentaires! Bon appétit à toi et pleins de love sur ton visage aussi! ;)

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