Quand L’habit fait le moine et redonne le smile!

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Nous vivons sous tension, d’une part, nous sommes jugés sur notre apparence et de l’autre nous sommes jugés sur l’importance que nous lui donnons.
— Magmoiselle

L’habit ne fait pas le moine est un proverbe plein de sagesse qui nous met en garde et nous apprend que les apparences peuvent être trompeuses. Bien que nous vivons dans une société qui porte énormément d’attention aux apparences et au physique de chacun, elle dénonce également et paradoxalement la superficialité. Nous vivons sous tension, d’une part, nous sommes jugés sur notre apparence et de l’autre nous sommes jugés sur l’importance que nous lui donnons. Lorsque l’on veut être coquette, on est accusé d’être fausse et superficielle et lorsque l’on opte pour un look naturel, on devient soudainement négligée. Les plus spirituels d’entre nous, dirons que ce n’est que notre beauté intérieure qui importe, alors que d’autres argumentent que l’attirance physique est, par exemple, quelque chose de naturelle qu’on ne devrait pas réprimer. Sur un sujet où les opinions vont bon train, j’ai envie d’apporter ma pierre à l’édifice avec, je l’espère, équilibre. J’ai envie de partager mon histoire de fan de shopping, make up, manucure et tout genre. Mais j’ai surtout envie de raconter mon histoire de femme qui se cherche, qui chemine et qui mûrit.

C’est un symbole fort pour moi, qui va au delà de la question de la superficialité; je décide de prendre soin d’un corps douloureux et exténué. Mon corps n’est plus seulement malade, il est également beau et c’est la manière que j’ai trouvé pour en prendre pleinement conscience.
— Magmoiselle

On les oppose systématiquement mais pour moi, la beauté intérieure et l’apparence extérieure vont de paire. L’une influe sur l’autre et vice versa. Ma personnalité va influencer mon style et l’attention que je vais porter à mon corps aura un impact sur mon psychisme. Comme vous le savez peut être, je souffre d’une maladie chronique et entre mes symptômes et les effets secondaires de mon traitement, la tentation de rester en pyjama toute la journée est grande. Mais lorsque je décide de me pomponner malgré la douleur et la fatigue, mon état général ainsi que mon humeur vont sur le mieux. Alors que quand je décide de rester dans mes vêtements de la veille ou de ne pas prêter plus d’attention que cela à mes cheveux ou mon maquillage, je sens une différence, même physique! Aussi fou que cela puisse paraître, le choix de mes vêtements ou de mon maquillage influe sur mon état de santé ainsi que la relation à mon corps de manière générale. C’est un symbole fort pour moi qui va au delà de la question de la superficialité; je décide de prendre soins d’un corps douloureux et exténué. Mon corps n’est plus seulement malade, il est également beau et c’est la manière que j’ai trouvé pour en prendre pleinement conscience. La mode est donc devenue ma thérapie avec l’avantage de me rendre au passage « magnifaïïïïk ».

Et si les vêtements étaient bien plus qu’une protection pour le corps et contre les éléments?
— Magmoiselle

La raison pour laquelle j’ai envie de partager, c’est qu’il ne s’agit pas ici uniquement de mon histoire. Le lien du vêtement sur le psychisme n’est en rien un principe nouveau, mais à mon avis, encore trop peu connu. Des recherches à ce sujet ont été faites. Le phénomène s’appelle « enclothed cognition ». Il s’agit de l’impact d’un vêtement sur une personne en se posant la question suivante: « Et si les vêtements étaient bien plus qu’une protection pour le corps et contre les éléments? » Les recherches se sont penchées sur la symbolique des vêtements et son impact sur nos performances et notre créativités. Une expérience a été menée avec deux groupes de personnes. Un des groupes portait ses propres vêtements alors que l’autre groupe portait ses propres vêtements ainsi qu’une blouse de laboratoire. Ils ont ensuite soumis les deux groupes à des tests d’agilité mentale pour se rendre compte que le groupe portant les blouses de laboratoires ont eu deux fois plus de bonnes réponses et une bien meilleure concentration. Encore plus surprenant, lorsque les chercheurs ont donné les blouses de laboratoires au deux groupes, en disant à l’un qu’il s’agissait de blouses d’artistes et l’autre de blouses de médecins, le groupe aux blouses de médecins a eu de bien meilleurs résultats. Notre aspect extérieur n’affecte pas seulement comment le monde nous voit, il affecte également comment nous nous voyons, nous nous comportons et même nous pensons. Finalement, malgré ce que l’on a pu nous répéter, il se pourrait bien que l’habit fasse le moine et encore beaucoup d’autres choses.

Alors cap ou pas cap?!

J’ai donc choisi d’être bien dans mes fringues, dans mes baskets et dans ma tête en me posant les questions suivantes lorsque je choisis mes tenues: “Est ce que je me sens moi et est ce que je me sens belle ?” Sérieusement, pourquoi porter des choses qui nous plaisent moyennement lorsque l’on peut porter des vêtements qui nous correspondent et qui nous font nous sentir bien avec nous même? Je te mets donc au défi de te pomponner pendant une semaine et de voir les effets que ça entraînent sur ton humeur, ton énergie, ta confiance en toi,... Partage-moi ton expérience sur les réseaux sociaux, envoies moi tes outfits,... ça m'intéresse grave! Alors cap ou pas cap?!

 

 

 

 

 

 

 

 

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